Créer un site internet : les 11 étapes à suivre

Creer un site internet
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

L’un des grands enjeux d’un entrepreneur est de voir progresser sa société et de voir évoluer ses performances. En France, nous observons un pic de création d’entreprise de +27 % depuis septembre 2020. Face à cette concurrence démultipliée, il est d’autant plus important de soigner sa stratégie de développement pour pérenniser l’activité de son entreprise. L’outil numéro 1 de toutes les tactiques de développement d’entreprise est la mise en place d’un site web.

Cette vitrine numérique vous offre la notoriété et la visibilité nécessaire pour voir évoluer votre activité. Il permet d’appuyer votre crédibilité aux yeux de votre clientèle et permet d’élargir votre champ de prospection afin de vous assurer une meilleure conversion. Ce passage au digital vous permet d’augmenter jusqu’à 45 % le taux de conversion de votre entreprise.

Créer un site internet, qu’il soit vitrine ou e-commerce se réalise en suivant une série de normes et de règlementations afin d’en optimiser toutes les performances. Nous allons vous présenter la feuille de route à suivre pour créer votre site internet dans les règles de l’art. Découvrez comment créer son site internet en 11 étapes.

1.   Avant de créer un site, faites l’évaluation de ses besoins et ses objectifs

Dans un premier temps, il faut effectuer un audit complet de votre entreprise afin d’en définir ses besoins et ainsi déterminer ses objectifs. Chaque action réalisée doit être utile et légitime. Il va falloir que vous puisiez dans l’ADN de votre structure pour appuyer sur ses besoins spécifiques.
Cette évaluation se matérialisera par des questions existentielles telles que :

• Quelle est votre cible ?
• Quels sont vos produits ou vos services ?
• Quels sont vos outils, vos partenaires ?

Cela vous aidera à définir si vous avez besoin d’un site vitrine ou e-commerce, si vous avez besoin de mettre en place des espaces membres ou encore un système de marketplace… etc.
Ce cadrage est essentiel pour démarrer le projet dans la bonne direction et surtout de répondre aux besoins de votre entreprise. Une fois les besoins correctement ciblés, vous ciblerez vos objectifs. Ils peuvent être nombreux, mais ne vous éparpillez pas, pensez efficacité et légitimité. Vous pourriez avoir des objectifs tels que :

• Améliorer votre image de marque
• Montrer votre expérience et vos compétences
• Fédérer votre cible autour d’une cause
• Assurer un service client fiable

Quels que soient le but de vos actions, cela vous amènera sans prévenir vers d’autres objectifs en lien. Par exemple, fédérer autour d’une cause peut vous amener à attirer de nouveaux membres à s’abonner à vos services.

2.   La définition d’une stratégie webmarketing

Vous savez à présent quel type de site internet vous souhaitez et quelles fonctions premières celui-ci devra avoir. Désormais, vous devez vous appuyer sur ces objectifs pour déterminer une stratégie digitale.

En effet, selon vos objectifs et votre marché cible, vous devrez user de différents mots clés stratégiques qui seront utiles à votre référencement sur la toile. Cela va même au-delà du référencement SEO, il s’étend jusque sur la sélection des réseaux sociaux ou encore les actions digitales à mettre en place pour le lancement de votre site ou sa pérennisation. Ces actions peuvent prendre différentes formes comme :

• Campagnes d’emailing
• Campagnes Facebook Ads/Google Ads
• Système de parrainages
• Offre de lancement
• Partenariats
• Jeux-concours
• Etc…

La stratégie sera le moteur de votre projet, il ne faut donc pas négliger cette étape ni se précipiter lors de sa création.

3.   La rédaction un cahier des charges

Un cahier des charges est un document précieux qui va permettre de formuler vos besoins et vos objectifs afin de les expliquer et de les transmettre à l’ensemble de vos prestataires. C’est un document officiel qui met tout le monde d’accord et qui vous rappelle à l’ordre durant votre création afin de ne pas sortir des rails. Mais alors que doit-on trouver dans un cahier des charges ?

• La présentation de votre entreprise : ses coordonnées, vos activités, vos produits et/ou services…
• Est-ce qu’il s’agit d’une création de sites ou d’une refonte d’un site existant ?
• Le ou les objectifs de ce projet de site internet ?
•  Votre audience ou cible sélectionnée
• Votre identité visuelle si elle est déjà définie
• Tous les contenus que vous souhaitez mettre sur votre site (photos, vidéos, textes…)

Ce cahier des charges va permettre d’effectuer un chiffrage précis de votre projet.

4.   Le chiffrage de son projet

Comme nous l’avons expliqué précédemment, la réalisation d’un cahier des charges précis va vous permettre de faire évaluer le budget nécessaire pour mettre en place votre projet. Vous pouvez donc soumettre ce cahier des charges uniques à différents prestataires et comparer plus facilement les devis et la qualité de prestation envisagée.

Cela vous permettra de sélectionner au mieux votre agence web en fonction de leur réponse à vos besoins. Les tarifs de création d’un site internet évoluent d’un prestataire à un autre.

Cependant, un tarif bas n’est pas forcément signe de bonne affaire. Pour vous donner un aperçu des tarifs de création d’un site web, nous avons rédigé un article transparent qui vous aidera à y voir plus clair. Découvrir l’article « Quel est le prix d’un site internet en 2021 ? ».

5.   La définition de la structure du site internet

La prochaine étape est la mise au point de l’arborescence et de l’architecture de votre site. C’est une étape cruciale qui aura une grande importance sur le référencement naturel de votre site. Vous devrez réfléchir à l’articulation de chaque page en tenant compte de vos objectifs et vos contraintes.

Vous devrez hiérarchiser vos contenus et vos pages en prenant en considération les destinataires.

Vous avez, dans un premier temps, les visiteurs humains, autrement dit, vos clients. Il faut faire en sorte que l’information que doit obtenir votre client soit la plus accessible possible. Vous devez faire en sorte qu’il soit guidé pas à pas comme dans un tunnel jusqu’à effectuer une conversion (achat, téléchargement, abonnement, remplir un formulaire…). On parlera ici d’arborescence de votre site.

Dans un second temps, vous aurez les visiteurs virtuels, autrement dit les robots indexeurs des moteurs de recherche. Ces petits robots vont scanner votre site à la recherche d’information pour les afficher sur les requêtes de moteur de recherche en fonction de sa pertinence. Vous devez donc optimiser la lecture de vos pages pour ces robots en vous pliant à leurs exigences afin d’être correctement référencé. On parlera ici d’architecture de votre site web.

Bien évidemment, vous trouver une certaine similitude entre les deux, car satisfaire l’un reviendra en grande partie à satisfaire l’autre.

6.   La création des wireframes de votre site

Un wireframe est une maquette schématisée de l’interface de votre site qui mettra en lumière les fonctionnalités de celui-ci. Cette maquette fait totalement abstraction du design et tout autre contenu visuel qui l’agrémentera. Cette étape se concentrera sur l’aspect technique notamment :

–      Les fonctionnalités, services et possibilités de navigation.

–      La simulation de l’interface utilisateur avec les différentes interactions

Le but est de positionner chaque section et chaque élément en fonction de votre cahier des charges et en mettant l’accent sur la navigation.

Cette étape permet de visualiser la longueur des pages, leur complexité, mais aussi, de ne pas omettre d’éléments clés comme un bouton d’aide, un formulaire ou encore une possibilité de revenir en arrière. La création des wireframes en relation directe avec l’architecture de votre site vous permettra d’obtenir une cartographie détaillée de votre site et de mettre en avant les relations entre tous les éléments. Voyez cette étape comme une esquisse qui définira la fonctionnalité de chaque zone interactive de votre site internet.

7.   La rédaction des contenus

Je ne me répèterais jamais assez à ce sujet. Le contenu est roi ! La rédaction comprend 80 % du travail de SEO sur votre site web. Si vous souhaitez être visible, correctement référencé et surtout compris de tous, c’est une partie à ne surtout pas négliger.

Pour cela vous devrez produit un contenu qualitatif. Non seulement pour vos visiteurs, afin qu’il comprenne qui vous êtes et ce que vous proposez en détail, mais aussi pour les petits robots, dont je vous ai parlé un peu plus tôt, afin qu’ils réalisent les ponts nécessaires entre les requêtes effectuées sur les moteurs de recherche et vos pages web avec pertinence.

Les règles de rédaction SEO sont nombreuses. Vous devrez rédiger des contenus originaux (par originaux, entendez, non copiés sur des tiers), contenant un maximum de mots-clés concernant votre activité en puisant sur le champ sémantique et les synonymes pour éviter la répétition lourde.

Vous devrez hiérarchiser votre contenu en l’associant à des balises Hn en prenant en considération que l’information clé se situera toujours au début. Et surtout, la règle la plus importante de toutes : faites la chasse aux fautes d’orthographe. Relisez-vous, faites-vous lire et munissez-vous d’un logiciel correcteur comme Antidote 10, très apprécié des romanciers et rédacteurs en tout genre.

8.   La création de maquettes graphiques

Voici le moment que tout le monde attend. Le passage à la création de maquettes graphiques. Une fois l’architecture mise en place, l’arborescence soignée, les wireframes figés et la quantité rédactionnelle posée, nous passons à l’étape d’habillage. Cela devient plus concret, car il s’agit de la production graphique qui va donner un véritable visage à votre site web.

À cette étape, le webdesigner va habiller les wireframes avec de véritables éléments graphiques qui vous donneront un aperçu complet de ce à quoi ressemblera votre site une fois en ligne. Il s’appuiera sur votre identité visuelle et votre charte graphique pour parvenir à un résultat pertinent.

Si vous ne possédez pas de charte graphique, c’est aussi à ce moment-là que ces éléments seront définis. Cela passera par la définition d’un logo, de la gamme colorimétrique, des typographies utilisées ou encore de la forme des icônes ou le style de visuels qui seront mis en avant.

9.    La mise en place du nom de domaine personnalisé et de l’hébergement

Choisir son nom de domaine peut sembler anodin, mais est aussi déterminant pour la suite de votre aventure.

« Oh, je vais choisir le nom de ma marque, ce sera bien ! ». Alors, oui, peut-être, mais savez-vous s’il est déjà pris ? Vous le rédigerez avec des tirets de séparation à la place des espaces, ou bien tout collé ? Avec quelle extension souhaitez-vous le lier ? Un. fr, un .com ou encore un .net ?

Sachez qu’il existe près de 2 milliards de sites internet en circulation à travers le monde. Certains noms de domaine sont même acquis sans but de création de sites, mais simplement pour protéger un nom de domaine annexe.

Certains utilisent même des redirections pour couvrir un maximum de terrain sur les requêtes web. Par exemple, si vous tapez https://www.dogs.com/ vous serez redirigé automatiquement sur https://petsmart.com/. Plutôt malin !

Ensuite, le choix de l’extension sera en lien avec votre marché. Si vous ciblé la France, autant convenir d’une extension. fr.

A contrario, si vous souhaitez traverser l’Atlantique, mieux vaut choisir l’extension .com à vertu internationale.

Concernant le choix de l’hébergement du site, privilégiez des hébergeurs certifiant la zone géographique de stockage de votre site. Si vous souhaitez obtenir du trafic en France, mieux vaut faire héberger votre site en France afin d’éviter un parcours du combattant sur les serveurs pour traverser les longues distances.

Éloigner votre hébergement web peut, certes, vous coûter moins cher, mais ne garantit pas la sécurité de votre site et n’optimisera pas son temps de chargement. Un site web mettant plus de 3 secondes à charger perd jusqu’à 70 % de ses utilisateurs. Ils quitteront votre site avant même de lui laisser le temps de s’afficher. 3 secondes équivalent à une éternité en langage web, alors commencez par privilégier un hébergement proche de votre audience pour amoindrir cette latence.

Également, il est important de choisir un hébergement ayant la bonne capacité de stockage selon le poids que fera votre site une fois terminé. Une boutique en ligne est beaucoup plus lourde qu’un site vitrine. Il faudra donc anticiper et choisir un hébergement au stockage adapté à vos besoins.

10. L’intégration de votre site

C’est le moment tant attendu. Votre site va enfin être construit sur un espace dédié. Une fois que les maquettes visuelles de votre plateforme ont été validées, le webdesigner se chargera de la transformer en pages interactives et interprétables par tous les navigateurs web.

Cela comprend aussi les versions responsives. C’est-à-dire que votre site devra s’adapter à toutes les tailles de support d’affichage, du mobile jusqu’au desktop en passant par la tablette.

Chaque fonctionnalité sera mise en place, du simple bouton, au menu déroulant jusqu’au parcours d’achat ou encore la création de l’espace membre avec les restrictions et contraintes associées.

Cette étape peut prendre de 2 semaines à plusieurs mois en fonction de la complexité de votre demande et surtout de la taille de votre site web. Mettre en place un site vitrine de 4 pages ne se monte pas à la même vitesse qu’un e-commerce de 200 références produit.

11. La phase de test avant le lancement de votre site

Il s’agit de l’étape cruciale avant le lancement de vote site web. En jargon web, on parle de « recetter un site ». Cette étape consiste à vérifier l’intégralité du site web en le comparant avec les maquettes validées au préalable et le cahier des charges fonctionnel établi. Le but est de traquer toutes les imperfections.

Nous partons à la chasse au bug, aux erreurs ergonomiques, aux erreurs d’affichage ou encore de processus fonctionnel. Cette étape s’effectue sur différents navigateurs (Google Chrome, Mozilla, Firefox, Safari…), mais aussi sur différent support (PC, tablette, smartphone, iPhone, MacBook…).

Cette étape recense également les problèmes de chargement et de fonctionnalité comme la destination d’un envoi de formulaire, le partage d’article sur les réseaux sociaux, ou encore la viabilité des call-to-action.   Une fois que l’intégralité du site a été passée au crible et validée par différents acteurs, vous pouvez mettre votre site en ligne.

Votre site est désormais en ligne ! Mais attention, cela ne signifie pas que le projet est bouclé. En réalité, il démarre seulement ! C’est à ce moment qu’entrent en piste les actions marketing annexes à mettre en place pour augmenter le trafic sur votre plateforme et accéder aux objectifs fixés en début de parcours. Mettez en place le référencement de votre site (naturel et payant), les campagnes d’emailing ou de publicités sur les réseaux sociaux… etc.

Également, prenez en compte qu’un site web une fois en ligne doit être entretenu. Beaucoup trop de personnes pensent à tort qu’un site reste figé dans le temps. Or, ce n’est pas le cas.

Le digital est en mouvement constant et a besoin d’une veille quotidienne et surtout régulière pour veiller à son bon fonctionnement. Il est donc judicieux de mettre en place un contrat de maintenance avec l’agence créatrice de votre site afin d’apporter les mises à jour, corrections, et optimisations nécessaires au fil du temps. Vous connaissez désormais toutes les étapes pour créer un site web de qualité professionnelle.